SNCF réformée, privatisée, que doit-on en penser ?


économie / dimanche, mars 11th, 2018

 

 

Après la récente annonce du chef de l’Etat, Monsieur Macron, concernant une certaine modification du statut de cheminot sur les nouveaux salariés, une question revient sur le devant de la scène publique : Doit-on réformer la SNCF ?

Vu comme une quasi exception Européenne, le statut de la SNCF comme délégation de service public fait fantasmer la plupart des français, qui voient la SNCF comme reine de la fainéantise et de l’inaction.

La réponse la plus logique pour notre gouvernement ultra libérale est toute trouvée : la SNCF doit-être privatisée. On utilise les soit-disant bienfaits de la privatisation et de la mise en concurrence de ce secteur pour changer l’opinion public et pour justifier l’injustifiable. Soyons clair, la privatisation et la mise en concurrence  de nombreux bienfaits dans certains cas, mais est-ce réellement efficace pour le secteur des transports ?

Le transport, comme la santé public ou encore l’énergie, fait parti d’un des sujets au cœur de la Nation car elle influence l’ensemble de ses citoyens et intervient aussi dans le calcul du développement d’un pays.  Nous n’avons qu’à regarder l’état de certains transports dans des pays en voie de développement pour comprendre les efforts à faire pour ces pays et ce qui les séparent des autres pays actuellement développés.

Nos instances politiques et nos dirigeants veulent, et vont certainement réussir, vendre un service public pour dans un premier temps récolter des fonds de tout ça, mais aussi de dédouaner l’Etat d’une de ses responsabilités les plus fondamentales.

Les citoyens français doivent pourtant se faire une raison, dans un futur plus ou moins proche, l’Etat n’agira que comme un pantin des plus grandes multinationales et autres lobbys à intérêts financiers. De même les syndicats rentreront encore plus dans l’échiquier de la vie politique, mais non comme véritable protecteur du travailleur, mais plus comme un figurant qui donne encore l’illusion d’une certaine lutte de classes.

Et maintenant ?

Comment reconnait-on une société malade ? A l’infiltration de l’argent dans la sphère de décisions politiques et du bien commun. Actuellement vue comme une simple modification mineure d’un service public poussiéreux, cette réforme de la SNCF ne serait-elle pas le signal d’alarme d’un changement profond du rôle de l’Etat dans notre société ?

 

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